« The weatherman told me it wasn’t rainin’,
My stupid ass brought an umbrella »
— Tyler, The Creator
Voilà, je l’admets. J’ai le mal des hommes oubliés. Je suis affecté par le pire des maux. Un malaise qui repousse le corps d’une femme avec plus de force qu’une chlamydia. Ma recherche Google est sans équivoque : dépendance affective.
Je donne pour recevoir. J’échange l’amour comme un objet du libre marché. Je m’investis dans l’attente de son intérêt. Je me donne overtime pour consommer davantage. Je comprends maintenant que pour toi, mon amour n’était qu’une mauvaise dette.
Il me faut tuer la maladie. Accepter l’impureté pour mieux l’écraser. J’enterre ma pseudo-solidité. Je réclame la mort de ma fausse confiance. J’abdique à la déconfiture de mon personnage d’alpha. J’annonce la fin du contrôle déguisé en vertu. Pour survivre, je dois mourir de moi.
Il est facile de reconnaître un feu de paille une fois dans les cendres. Ça me paraît maintenant évident. Mon désir d’engagement s’enchaîne mal à ton évitement. Je t’ai mis haut, j’en ai fait trop. Ton maximum est mon minimum. J’ai voulu te donner suffisamment d’amour pour le restant de tes jours et voilà qu’à jamais ; je t’ai perdu.
Et malgré moi, je suis retenu par tous nos liens. Quand tu m’as dit « je tiens à toi », c’était une figure de politesse, alors que pour moi, c’est un mode de vie. Je ne suis pas de ce ceux qui aiment à moitié. Ceux-là calculent qu’on pourrait se blesser. Ils sont solides dans leur tête et mous dans leur cœur. Je ne suis pas de ceux-là. Je m’attache à tes mains dans les miennes et à ta taille que je retiens dans ma tête. Je m’attache à l’amour et à la liberté, mais ni l’un ni l’autre ne tolère qu’on l’attache. Florence, ne ferme pas la porte, même quand c’est moi qui la claque.
Dépendant affectif. Le mal d’une génération. Les gars dorlotent leurs maîtresses algorithmiques et trompent leur blonde physique. Pourquoi? Parce qu’ils en ont jamais assez. Selon Freud, on veut tous secrètement la même chose : l’assouvissement illimité de la libido. J’ignore si c’est pertinent. Ce que j’en retiens, c’est que les « dépendants » et les « indépendants » poursuivent la même rêve et l’ignorent pareillement.
Car, avoue-le Florence : tu cherches un homme qui te donnera une bonne raison de le rejeter. Ça te fait sentir puissante. Il sera trop passionnel ou inaccessible. Il jouera à la victime ou au bourreau, et tant que tu n’es pas la salvatrice, tu n’en veux pas. En vérité, il n’existe pas de clé pour ceux qui ignorent de quel côté se trouve leur porte.
Les gars cultivent leurs relations sexuelles algorithmique et trompent leur blonde parce qu’ils en ont jamais assez. Selon Freud, on veut tous secrètement la même chose : l’assouvissement illimité de la libido. J’ignore ce que ça veut dire. Ce que j’en retiens, c’est que les « dépendants » et les « indépendants » poursuivent la même rêve et l’ignorent pareillement.
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