Darko Popovic
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good kid maad city
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good kid maad city

On habite à granby, j’me lève en serbie, la coutume et les coups dur, les ceintures et les sandales, les clopes et les chandelles fuck you, j’te déteste, toi et ton pain ornemental, c’est toujours pareil, le tendre après la croute. Une engueulade avant la balade, J’passe par la fenêtre Pour qu’on m’apporte Une poignée d’amour.

À 5 ans, on fait confiance à nos parents, même si y’ont faux. On dit: « jai hâte d’être grand » et leurs cicatrices fondent sur nos peaux. Ma mère disait, t’as pas eu de père, enfant, ça m’fâchait en fait, j’me méfiais, maman m’a fait marcher, les souliers détachés. Alors j’ai dû attendre, et revenir sur mes pas, pour l’entendre.

Mon père disait, je vis pour vous. pour vous, mes enfants, 80 heures semaine, à l’usine, au resto, au verger. Tout ce que j’ai fait je l’ai fait pour vous Mon père, il est partout, sauf à côté. Mon père m’a appris: si on donne sans réservoir, le miroir ne rend plus c’qui nous appartient.

En 25 ans, y’a pas pris la langue, il est sur appel, il m’écoute jamais, il achète des pepsi et ramène des poutines, pour dire qu’il nous aime. Il connaît tous les prix, à part le coût de la sienne.

Avec l’usure, le plancher s’affaisse et devient son plafond. Les murs troués par les trop-pleins, mon père m’a montré; quand on vit pour que rien tombe, les escaliers ne mènent à rien. J’ai vu mon père ne pas en être un, j’ai appris à m’détester pour l’aimer, à m’éprendre la force et l’abus, l’homme en entier m’effraie. Je ferais tout pour être fin, Je veux ni son beurre ni son pain, mais j’ai peur d’être mon père, en voulant être son contraire.

Ma mère est enceinte, elle perd ses eaux, et donne un pêcheur. N’empêche, si on a pas pêché, on a pas vécu. Et quand l’enfant monte un monument, il devient son propre parent. good kid. maad city.

© 2025 Darko Popović

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